Mercure
Mercure
Mercure est la planète la plus proche du Soleil et la plus rapide.
Le mercure est un métal appelé également le « vif argent ».
Dans la mythologie, Mercure (ou Hermès), messager des dieux, est également le dieu romain du commerce (la racine de son nom est la même que celle de merx, « marchandise »), devenu également dieu des voyageurs et messager des dieux, après son assimilation à l’Hermès des Grecs.
Le mercredi (Mercurii dies) est le jour de Mercure.
Il est l’un des symboles de l’intelligence industrieuse et réalisatrice. Pourvu d’ailes aux pieds et diligent, Hermès faisait office de messager de l’Olympe. Il est comme un médiateur entre la divinité et les hommes. Mercure est essentiellement un principe de liaison, d’échanges, de mouvement et d’adaptation. Il n'est donc pas étonnant qu'il soit aussi le dieu des commerçants et...des voleurs.
Son attribut est le Caducée, symbole de nature dualiste, en laquelle se confrontent les principes contraires et complémentaires.
Mercure, c’est la différenciation, condition nécessaire pour le développement de l’intelligence : séparer les choses pour ne plus se confondre avec elles et prendre des distances avec soi-même. Ceci contribue à détourner de l’instinct, à réprimer la vie sensible, pour affirmer le monde de la raison et de la logique.
Intelligence, échange, messager, mouvement, liaison, adaptation, raison, logique, séparer, différencier, sont les mots clés de Mercure. Ils en induisent d’autres : compréhension, communication, facteur, poste, évolution, calculer, trier, etc.
Mercure gouverne les signes des Gémeaux et de la Vierge.
La Lune
« L’astrologie (...) doit nous révéler les structures premières du monde. Elle est le reflet dans le ciel des structures psychologiques universelles, elle explique les structures de l’âme, elle est la clé mystérieuse de nos mondes intérieurs. » - Georges de Villefranche - l’astrologie ésotérique retrouvée.
En toute simplicité
Imaginons que nous ne connaissions rien à l’astrologie (ce qui est peut-être le cas), et que nous refusions de nous pencher sur quelque livre spécialisé en la matière que ce soit, afin de nous faire notre propre idée de cette « science » souvent dénigrée, toujours maltraitée, même (surtout ?) par ses adeptes.
Comme le dit si bien Georges de Villefranche, l’astrologie est la clé mystérieuse de nos mondes intérieurs. Et j’ajouterai pour ma part que l’astrologie a été « inventée » par le cerveau humain et que chacun d’entre nous, s’il le désire, peut « réinventer» l’astrologie, en partant du zodiaque et des planètes. C’est ce que nous tentons de faire.
Après le Soleil, la Lune...
La Lune est le satellite de la Terre.
La lumière de la Lune est distante et froide. La Lune ressemble à l’image d’une lampe dans un miroir, une lueur qui nous montre ce que sont les choses, mais qui cependant ne nous apporte pas l’essence vitale et la chaleur des choses. La Lune reflète la lumière du Soleil. Personne ne peut regarder le Soleil en face sans se brûler les yeux. Dans son disque froid, la Lune nous révèle la lumière atténuée et la forme du Soleil. Elle rend objective et clairement perceptible l’activité solaire ; elle la transforme en une chose susceptible d’être analysée. De ce fait, la Lune devient un symbole de la connaissance. La recherche de la connaissance est par nécessité un processus graduel. Ainsi les phases de la Lune représentent l’augmentation graduelle de la perception intellectuelle, processus de gestation mentale qui donne substance à l’illumination solaire directe, qu’aucun esprit non préparé ne pourrait supporter directement.
La Lune est le médiateur entre le Soleil et la Terre.
La Lune brille la nuit. La nuit, on dort et on rêve. L’esprit vagabonde et devient fantasque dans le sommeil.
La Lune change de forme. Dans son parcours autour de la Terre, la Lune nous présente différentes formes de phases, qui vont du croissant à la pleine lune et vice-versa. La phase change au fur et à mesure que la Lune parcoure son orbite.
La Lune a une influence sur les océans et les mers sur Terre : elle génère les marées. Nous sommes faits à 75% d'eau...de là à penser que la Lune a une influence sur nous, il n'y a qu'un pas. On dit souvent que les soirs de pleine Lune, certaines personnes, particulièrement les "fous", ont des comportements étranges.
La Lune est en domicile dans le signe du Cancer (qui vient du latin, signifiant « crabe ». Le crabe est un animal d’eau vivant sous une carapace protectrice. Le crabe est un symbole lunaire ; dès l’Antiquité classique, son image était associée à celle de la Lune parce que ces animaux, tout comme la Lune, « marchent soit en avant, soit en arrière »).
Les luminaires
Le Soleil et la Lune ne sont pas des planètes, ils sont beaucoup plus que cela.
On les appelle luminaires parce qu’ils éclairent nos jours et nos nuits.
Il est vraiment très significatif de constater que le disque de la Lune et celui du Soleil sont presque exactement de même dimension vus de la Terre. Cette coïncidence extraordinaire provient du fait que le Soleil est 400 fois plus gros que la Lune et aussi 400 fois plus loin. Ils nous paraissent alors de la même dimension et c’est cela qui rend possible les éclipses solaires.
En termes de mensuration objective, les deux sources « d’illumination » de l’homme sont ainsi presque égales ; mais en termes de qualité et du caractère de leurs lumières, le Soleil et la Lune sont immensément différents.
La trinité Soleil - Terre - Lune est aussi remarquable par sa singularité et par le fait que son existence est à la base du développement de notre civilisation, de toutes les civilisations terriennes. Aurions-nous deux Lunes, la face du monde en aurait été changée (plus de Sainte Trinité !). N’en n’aurions eu aucune, serions-nous là pour le dire ? (la vie telle qu’elle existe sur la Terre n’aurait sans doute pas eu la possibilité de s’établir, si l’on en croit d’éminents scientifiques).
Le duo Soleil - Lune est à l’image de notre univers : ils nous révèlent sa première dualité : le jour, la nuit ; le chaud, le froid ; la lumière, l’ombre ; la vie, la mort, etc. Toutes choses que nous considérons comme opposées, mais qui sont également complémentaires, puisque l'une ne peut exister sans l'autre.
Soleil
Le soleil est source de vie. Il est créateur. Il crée la vie, c’est-à-dire les enfants, mais aussi toute création. La lumière du soleil est éblouissante et sa chaleur pénétrante donnent aux organismes l’énergie nécessaire à leur croissance.
Le soleil nous éclaire, telle la conscience, mais il peut nous éblouir aussi, et lorsqu’on est ébloui, on est aveugle. On est ébloui aussi par le faste, l’or, les « feux de la rampe », la gloire, les rois, les vedettes (le soleil est une "star"). Les Egyptiens considéraient le Soleil comme étant un dieu, le dieu Râ.
Le soleil provoque des mirages, on est aussi aveuglé par les illusions.
Le soleil est au centre de notre système solaire, les planètes tournent autour de lui grâce à sa force d’attraction. Il est au cœur de notre système. Toute personne qui est le centre d’attraction d’une famille, d’un clan, d’une foule, d’un pays est un petit soleil.
Le soleil nous réchauffe. Il est de feu. Le feu brûle. Il est symbole de vie et de mort. Il est l’énergie pure. Les passions nous brûlent également, l’amour nous réchauffe le cœur. L’amour aboutit souvent à la conception d’enfants (les fruits de l’amour). Les enfants aiment jouer, ils sont irresponsables, ils recherchent avant tout le plaisir. Ils sont dépendants de leurs parents, du chef de famille autour de qui tournent toute la famille.
Non seulement le soleil éclaire la Terre et la Lune mais aussi toutes les autres planètes.
On voit par cette description qu'il y a de grands rapprochements entre le soleil et le signe du Lion : le soleil est en domicile dans le Lion (on dit aussi qu'il gouverne le signe du Lion). Le signe du Lion correspond à la cinquième maison, celle de la création, des amours, des enfants et des divertissements.
Le berger et les étoiles.
J'ai un petit péché (pas trop) mignon : j'adore regarder "qui veut gagner des millions"...Hier soir, question astronomique à 3000 euros : quelle est la planète la plus petite ? Quatre propositions : Mercure, Mars, Vénus ou Jupiter...Le candidat, d'entrée, déclare : "je crois que c'est Mercure la plus grosse..." Je tombe des nues, je m'esclaffe...Finalement, il réfléchit, se décide pour Vénus...et il perd.
Je sais qu'il y a encore un fort pourcentage de Français qui pensent que le soleil tourne autour de la Terre...Si on n'a jamais ouvert un livre d'astronomie, c'est dans l'ordre des choses puisqu’on dit encore "le soleil se lève", "le soleil se couche", et si on regarde avec nos yeux d'enfants naïfs, ça a tout l'air d'être la "réalité"...
J'imagine que l'homme préhistorique a bien dû se poser des questions, particulièrement sur les cycles de la Lune qui apparaissent fort mystérieux, car elle change de forme, elle disparaît puis réapparaît...Comprendre comment ça marche demande une perception de la "réalité" tout à fait...extra-terrestre. Alors distinguer les constellations, les planètes visibles à l'œil nu, paraît mission impossible à une époque (et pourtant, il n'y avait nulle pollution lumineuse). Personnellement, bien que je regarde très souvent le ciel nocturne et que je sais reconnaître quelques constellations (j'habite à 8 Km d'une métropole dont les lumières cachent une partie du ciel), si je me trouve en montagne, loin de toute industrie humaine, tout mon pauvre savoir disparaît à l'instant : je ne sais même pas retrouver la Grande Ourse au milieu de ce "fatras" d'étoiles...
Imaginons que nous soyons un des premiers observateurs du ciel, un berger par exemple. Il a fini son travail et n'est pas encore fatigué, le soleil s'est couché et il voit apparaître la première "étoile", la fameuse "étoile du Berger"...qui en fait, maintenant, on est censé le savoir, est une planète : Vénus...
Comme il n'a rien d'autre à faire à cette époque où la télé, Internet et toutes ces choses qui nous divertissent aujourd'hui n’existaient pas, il observe ce ciel mystérieux et fascinant...Et comme il n'a que ses yeux pour voir, il note les changements qui se produisent chaque jour et qui sont différents selon les saisons. Mais il constate très vite (il est très intelligent !) que toutes ces planètes reviennent chaque année à peu près au même endroit...
A la fin de sa vie, il en sait sans doute plus sur la ronde des "étoiles" que n'importe quel candidat de la fameuse émission citée précédemment...même s'il croit que la planète est plate et immobile, que c'est le soleil qui tourne autour...Il a repéré toutes les planètes (jusqu'à Saturne), et il leur donne des noms de dieux de la mythologie grecque (ou plus exactement latine) ; ce n'est certes pas un hasard...
La plus grosse et la plus brillante, il la nomme Jupiter (Zeus) ; la plus petite qui ne s'éloigne jamais très loin du soleil, il la nomme Mercure, dieu des messagers ; l'étoile du berger sera Vénus, la déesse de l'amour. Mars qui, comme chacun sait, est rouge sera la planète de la guerre (le sang).
La plus éloignée et qui avance le plus lentement (elle met 29 ans et demi pour faire le tour des constellations (le zodiaque) est appelée Saturne, le dieu du temps qui passe.
De fait, je me plais à penser que tout cela a une logique...inscrite au fond de notre inconscient, et ce que je voudrais vous proposer est la redécouverte de cette logique en partant sur la base de notre propre connaissance du ciel.
Nous commencerons par le Soleil, notre étoile, centre de notre système solaire.
Ne vous affolez pas...c'est très simple : il suffit que vous me disiez dans vos commentaires ce que représente le soleil pour vous. Je reprendrai ensuite tout ce que vous écrirez pour en faire une synthèse et nous obtiendrons alors la signification du Soleil en astrologie...Nous continuerons ensuite par la Lune, et ainsi de suite.
Bref, ce blog sera interactif...ou ne sera pas.
P.S. : N'allez pas chercher midi à quatorze heures : je ne vous demande pas d'être "intelligent", seulement d'enfoncer les portes ouvertes. Exemple : le soleil, c'est chaud...
De natura rerum (de la nature des choses)
« L’horoscope est à l’Astrologie ce que les mots croisés sont à la littérature ».
Lors d’un dîner chez des amis, alors que la conversation roulait sur l’astrologie, une jeune convive, étudiante en philosophie, décréta : « quand on me parle astrologie, je n’entends que des balivernes ».
Cette phrase m’a frappée, car bien que pratiquant l’astrologie, je ne suis pas loin de penser comme cette jeune fille. Et cette saillie n’est pas seulement destinée au lambda qui lit son horoscope tous les jours, mais également au spécialiste, au professionnel, à l’amateur éclairé. Il n’est besoin que d’ouvrir n’importe quel livre d’astrologie, au hasard, et inéluctablement l’on tombe sur une phrase absconse, un mot que l’on peut vainement chercher dans tous les dictionnaires, du petit Larousse au Littré (ou bien le trouver mais avec une signification qui n’a rien à voir avec le sujet).
Les détracteurs de l’astrologie ont donc, déjà à ce stade, la part belle de se moquer. Et point n’est besoin d’évoquer la précession des équinoxes pour envoyer tout ce fatras de mots insensés aux gémonies.
De l’astrologie… et de ses détracteurs.
On pourrait dire de l’astrologie qu’elle est vieille comme le monde. Elle est en tout cas à l’image du monde, puisqu’elle trouve son origine dans notre cerveau d’humain qui lui-même est à l’image de notre univers.
Au début, l’astrologie était une science balbutiante qui ne faisait qu’une avec l’astronomie, tout comme les mathématiques ne se distinguaient pas de la philosophie. Mais le monde a évolué et l’astrologie est devenue une croyance, elle a perdu son statut de « science ». Pourtant elle regarde toujours du côté de l’astronomie puisqu’elle évolue à chaque nouvelle découvertes de cette dernière, et s’en trouve parfois renforcée. Les astrophysiciens n’ont-ils pas mis en évidence, par exemple, que Jupiter était un protecteur de la Terre ? Sa masse énorme nous protège effectivement de presque toutes les météorites qui entrent dans le système solaire, aspirées qu’elles sont par sa force d’attraction.
Et pour répondre, quand même, aux détracteurs de l’astrologie qui avancent le problème de la précession des équinoxes pour démontrer l’obsolescence des calculs de l’astrologue, il faut être conscient que l’astrologie n’est pas « un vieux machin » statique, qu’elle évolue avec le monde, que son interprétation n’a presque plus rien à voir avec celle de Ptolémée, ni même avec celle de Néroman ou autres astrologues du début du siècle. L’astrologie est une structure symbolique et dynamique (ça tourne !), une « grille » d’interprétation du monde. L’astrologie se nourrit non seulement des découvertes de l’astronomie, mais également des nouvelles sciences, telle la psychologie ou l’astrophysique. Les calculs n’ont donc pas à dire la réalité physique du ciel, mais le ciel symbolique, ou plus exactement le Ciel dans sa globalité comme symbole imprimé sur la rétine… et dans l’inconscient.
Pour nous l’astrologie n’est donc pas une science prédictive (même s’il est vrai que parfois, elle peut remplir ce rôle, mais on ne compte plus les astrologues qui se sont trompés ou ont mal interprété). Car ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que l’astrologie n’est qu’une herméneutique[1] fondée sur l’interprétation de l’astrologue. Et le thème astral ne révèle que notre vision du monde. Chacun d’entre nous est un miroir de ce monde et le thème la fenêtre par laquelle on le regarde.
Le thème astral est donc notre vision du monde, notre interprétation du monde, tout comme la réalité n'est que la somme (la sédimentation) de toutes les interprétations humaines. C’est la fenêtre, le filtre par lequel nous appréhendons le monde. Il n’y a rien d’essentiellement prédictif dans un thème astral. Il n’y a que des directions, des tendances que nous pouvons utiliser pour nous améliorer.
On peut sans risque de se tromper dire que l’astrologie est une « auberge espagnole », on n’y trouve effectivement que ce qu’on y apporte. D’où la question que l’on doit se poser inévitablement, avant d’aller plus loin : qu’est-ce que la réalité ?

